Club Naturiste de Bélézy-Provence
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        Le Journal du Club

 Li Poupeto Rustido

 4 numéros par ans envoyés au domicile de nos adhérents

 

Sommaire du n° 61 (Version papier) :

 

·         Compte-rendu du Conseil d'administration du  16 février : pages 3 et 4

·         Le week-end de la galette : page 5

            ·         Appel à candidatures pour la commission pétanque : page 6

·         Tournoi international de pétanque : page 6

            ·         Les chorégies d'Orange : page 7

·         Le salon des vacances naturistes : page 7

            ·         Le dossier - Le pont d'Avignon (voir extait  ci-contre) : pages 8, 9, 10

 

Calendrier détachable des activités 2008 : page 11 

Informations que vous pourrez lire ou relire dans le journal que tous les adhérents ont reçus !  

   COTISATION 2008

Cotisation

CNBP + FFN

Cotisation CNBP

Sans licence *

A partir du

1er avril 2008

Couple

57 euros

27 euros

59 euros 29euros

Célibataire

35 euros

20 euros

37 euros  22 euros

Majeur à charge

19 euros

4 euros

21 euros 6 euros

Demandeur d'emploi

(avec justificatif)

16  euros

18 euros

Adressez les chèquesà l'ordre du C.N.B.P

à Nicole JANVIER - .C.N.B.P. - 13 rue de Rethel - 34000 MONTPELLIER

* Cotisation CNBP sans licence ( licence acquise dans un autre Club.) Dans ce cas, indiquer le numéro de votre licence 2008 ainsi que le nom de Club qui l'a délivrée

avec vos feuilles d'adhésion dûment remplies (attention : 1 par personne et non par couple !).

Joignez :

Une enveloppe timbrée à vos nom et adresse pour recevoir vos timbres FFN/FFI 2008. 

Si vous n'êtes plus intéressés par la formule « Club », merci de nous le faire savoir. Si votre carte débord de timbres, n'hésitez pas à nous en demander une nouvelle !  

Avantages de la carte Club, outre ceux de la licence FFN : 

P Etre accueilli par des administrateurs sympathiques compétents !

P Recevoir quatre numéros par an du Journal Li poupeto roustido

P Obtenir la gratuité des frais de réservation, offerte par le Domaine

P Participer à toutes nos activités  

       Dominique  BAILLEAU

  

Le Pont d'Avignon
 

        

L'importance d'une légende

 La légende est née au début du XIIIe siècle, elle dit qu'un berger appelé Bénézet (petit Benoît) était venu d'Ardèche en 1177 pour porter un message à l'évêque d'Avignon. Il avait en effet entendu, chez lui, une voix qui lui disait : « Bénézet, prends ta houlette et descends jusqu'en Avignon, la capitale du bord de l'eau : tu parleras aux habitants et tu leur diras qu'il faut construire un pont. » Bénézet prend cela comme une mission divine et insiste auprès de l'évêque et des habitants.

On le met alors à l'épreuve : il doit mettre sur son dos une énorme pierre et la porter jusqu'au Rhône. À la stupéfaction de tous, Bénézet réussit l'exploit et c'est ainsi que, devant l'impossible défi relevé  par un pâtre touché par la grâce divine,  l'édification du pont d'Avignon aurait été décidée. La légende s'appuie sur cette anecdote mais Bénézet n'est pas qu'un personnage de légende ; il a tout de même existé et est mort en 1184, un an avant l'achèvement du pont. L'histoire confirme qu'il a été le fondateur de l'ordre des frères du pont d'Avignon - qu'on appelle aussi pont Bénézet - La confrérie qu'il  dirigea dès sa construction avait pour but de récolter des fonds pour en assurer la gestion, l'entretien, les réparations, mais aussi pour ajouter au pont une Église, un cimetière, un hospice.

Bénézet a été le grand initiateur de dons très importants et de la création d'une communauté caritative de laïcs qui ouvrera  jusqu'après sa mort. Comme on l'a vu plus haut, quand les dons s'amenuisèrent, au XIIIe siècle, c'est Avignon qui prit le pont à sa charge.La légende attachée à Bénézet, et en particulier l'anecdote de la pierre, est importante pour comprendre à quel point la construction d'un pont au-dessus d'eaux aussi tumultueuses et sur une aussi grande longueur était un défi au courage et au génie humain. Une pierre portée sur le dos n'était qu'une épreuve individuelle, mais représentative de ce qui devait être le début d'une longue série de reconstructions, motivées par des combats toujours recommencés contre les éléments.

La mémoire du pont

Le 1er juin 2006 a été inauguré, dans le châtelet situé à la sortie du pont, un espace qui lui est dédié, à lui, le fameux pont, à son histoire, à sa légende. Décor bleu nuit, ambiance feutrée.  Sa célèbre comptine y tient aussi une place notable, avec différentes versions, et en plusieurs langues.  On peut y créer aussi soi-même son clip vidéo en mixant images, sons, effets spéciaux. L'ensemble a été étudié de façon créative et interactive pour attirer la clientèle jeune, familles avec enfants et adolescents. Renseignements pratiques :   Pont Saint Bénezet RMG - 6, rue Pente Rapide Charles Ansidei - Tél : +33 (0)4 90 27 51 16

La chanson

Sur le pont d'Avignon
L'on y danse, l'on y danse
Sur le pont d'Avignon
L'on y danse tous en rond                      
Les beaux messieurs font comm' ça
Et puis encore comm' ça

Sur le pont d'Avignon
L'on y danse, l'on y danse
Sur le pont d'Avignon
L'on y danse tous en rond
Les bell' dames font comm' ça
Et puis encore comm' ça


D'autres couplets  suivent celui-ci avec vignerons, couturiers, blanchisseuses etc. La chanson « Sur le pont d'Avignon » fait partie de ces chansons qu'on appelait « chansons d'oreillers », très populaires, et qui agrémentèrent les noces au XVe siècle. Son origine pourrait remonter à Pierre Certon, compositeur de musique de chapelle du Roy au XVIe siècle. Mais la musique de la comptine était alors assez éloignée de ce que l'on connaît à présent. La comptine, telle qu'elle est chantée de nos jours, se fit remarquer dans l'opérette d'Adolphe Adam en 1853 appelée « L'auberge pleine ». Mais son succès viendra surtout en 1876 avec une autre opérette qui s'appelait. Sur le pont d'Avignon ! Les Avignonnais ne pouvaient pas danser sur le pont, son étroitesse ne le permettant pas (4m de large), et surtout pas en rond ! Mais les îles, comme celle de la Barthelasse, ainsi que  les berges du Rhône, étaient devenues au XIXe siècle des lieux de loisirs et de convivialité très fréquentés, où l'on dansait non pas sur, mais sous le pont.

Agnès LENOIRE